Parler de cuisine africaine au singulier n'a guère de sens : le continent rassemble des traditions culinaires aussi éloignées entre elles que le sont celles d'Europe.
Le riz jollof, dont la paternité est disputée entre le Nigeria, le Ghana et le Sénégal, le thiéboudienne sénégalais, le mafé à la pâte d'arachide, le yassa au citron et à l'oignon. L'attiéké ivoirien, semoule de manioc fermenté, accompagne poissons et grillades.
Le manioc sous toutes ses formes, les feuilles de manioc pilées, le poulet moambé à la pulpe de noix de palme, et les cuissons en feuilles de bananier qui conservent les sucs.
L'injera éthiopienne, galette de teff fermenté qui sert d'assiette et de couvert, accompagnée de ragoûts épicés dont le doro wat. Le berbéré, mélange d'épices, en constitue la signature.
Couscous, tajines, pastilla, harira, avec un usage caractéristique des épices douces, du citron confit et des fruits secs. Le couscous est inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité, au titre d'une candidature portée conjointement par quatre pays.